Géographie du désir
Je t'imagine dans l'ombre, et mes doigts frémissants
Dessinent sur ton corps des chemins de caresses ;
Je veux, pour t'explorer, éveiller tous mes sens
Et brûler avec toi de fébriles ivresses.
Mon œil avide, d'abord, effleure tes contours,
Dressant la carte intime de ta géographie ;
Mes mains s'égarent, lentes, sur ta peau de velours,
Des cimes les plus douces aux vallons que j'envie.
Ma bouche devient flamme et ma langue se perd,
Savourant chaque creux, chaque repli secret,
Pour faire jaillir enfin, sous un baiser amer,
Le nectar de ta chair en miel pur qui me naît.
Je veux te posséder, te boire et te humer,
Saisir l'éclat profond où ton parfum se noie,
Et goûter à ton miel, de désir consumé,
Jusqu'à mourir de faim dans un souffle de joie.
Nos haleines mêlées deviennent un orage,
Le rythme s'accélère en un combat sacré ;
Je m'abandonne entier au creux de ton rivage,
Naufragé consenti sur ton corps désiré.
Puis, quand le calme pose ses mains sur nos silences,
Que l'écho de nos cris s'efface dans le soir,
Je garde sur mes lèvres, en douce rémanence,
Le goût de ton empire et de notre pouvoir.
05/29/2026 at 14:42